Villeurbanne, cimetière militaire de la Doua, 20 avril 2002,
3 heures du matin.
La demi-lune brillait dans le ciel, et éclairait faiblement les tombes
bien alignées du cimetière militaire.
Un jeune homme, environ 1 mètre 80, 120 Kg de graisse, les cheveux
noirs et longs, mal coiffé et mal rasé, entreprenait de tracer
un pentacle en utilisant les pochettes de sang qu'il avait subtilisé
à l'Hôpital gériatrique de Charpennes, quelques heures
plus tôt. Il espérait que les étudiants résidant
dans le bâtiment B, juste en face, ne le verraient pas. Enfin, ceux
qui étaient encore eveillés ne devaient pas être très
sobres.
Au milieu de celui-ci, se trouvait une jeune fille, attachée. Le
garçon l'égorgea avec une dague rituelle, dont la lame refléta
un cours instant la lune.
Puis il entama un rituel.
« Ô Alastor, Duchesse de l'Eclair, entend mon appel et accepte
ce sacrifice, je t'appelle.»
Il y eut un éclair, dans le ciel pourtant clair ; les vitres du bâtiment
volèrent en éclat. La jeune fille ouvrit les yeux, qu'elle
avait maintenant rouges.
- Que veux tu, mortel ?
- Vous êtes bien Alastor ?
- Non, c'est Alistor.
- Ah ? Mais pourtant, le site que j'ai consulté... mouais, ils ont
du se gourré, je me disais bien qu'un site qui disait Valafar au lieu
de Valefor ne devait pas être très sérieux. Euh... Vous
êtes bien une succube ?
- Oui.
- Euh, attendez une seconde.
Il sortir le lecteur de minidisc et le micro qu'il avait empruntés
au centre des ressources humaines, et tendit le micro.
- Vous pourriez répéter ? Je disais donc, êtes vous
une, ou un, succube ?
- OUI.
- Êtes vous de sexe féminin ?
- Oui.
- Donc, on doit bien dire que vous êtes une succube, et non un succube
?
- Euh... oui.
- Parfait.
Il coupa l'enregistrement, et sortit une feuille de papier, et un stylo.
- Voilà, si vous pouviez dater et signer, s'il vous plait.
La Succube lut le papier. Elle disait : "Je, soussigné Alastor, jure
sur l'honneur et sur mon âme, être une succube et être
de sexe féminin." Elle corrigea la faute à son nom, et signa.
La signature brilla un instant d'une lumière rouge.
Il reprit le papier.
- Merci. Vous savez ce que c'est, les bureaucrates. Quand il s'agit de rester
la tête dans leur paperasse, ils sont forts, mais ils sont incapables
d'aller vérifier une information sur le terrain.
- Ne m'en parlez pas. Chez nous, il faut remplir une paperasse en 15 exemplaires
expliquant ce qui est arrivé à un ancien corps pour en obtenir
un nouveau.
- Bon, et bien, merci beaucoup. Au revoir.»
Et il s'en alla, la sensation du devoir bien accompli.
La succube de la Doua
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